

Conception graphique timbre à date :Sophie Beaujard.
![]() ![]() Éducation et rupture : Élevée dans un couvent, elle en sort anticléricale et refuse la vie religieuse, grâce à un héritage qui lui assure une indépendance financière. Débuts militants : À Paris en 1873, elle rejoint le mouvement féministe, inspirée par Victor Hugo et Maria Deraismes, et travaille comme secrétaire pour Léon Richeren. Radicalisation : Elle quitte l’Association pour le droit des femmes en 1876, jugeant ses revendications trop timides, et fonde Le Droit des Femmes, puis Le Suffrage des Femmes. Journalisme engagé : Elle lance le journal La Citoyenne en 1881, où elle défend le droit de vote des femmes et dénonce les inégalités juridiques. Actions spectaculaires : En 1880, elle lance une grève des impôts, refusant de payer tant que les femmes ne votent pas, et tente de s’inscrire sur les listes électorales. Défense des droits politiques : Elle revendique l’éligibilité des femmes et se présente symboliquement aux élections législatives, une première en France. Féminisation du langage : Elle milite pour l’usage de termes féminins (ex : « citoyenne »), afin de rendre visible l’égalité dans la langue. Engagement social : Elle soutient les ouvrières, obtenant le droit de s’asseoir dans les ateliers et grands magasins, et lutte pour la séparation des biens dans le mariage. Anticolonialisme : En Algérie, elle dénonce la polygamie et l’oppression des femmes arabes, liant féminisme et justice sociale. Stratégie médiatique : Elle utilise timbres, pétitions et boycotts pour populariser ses idées, comme le recensement de 1911 : « Si nous ne comptons pas, pourquoi nous compte-t-on ? » Opposition au Code Napoléon : Elle critique le statut de mineure imposé aux femmes mariées et organise des perturbations lors des mariages pour dénoncer la « soumission » conjugale. Héritage posthume : Décédée en 1914, elle ne voit pas le droit de vote accordé aux Françaises en 1944, mais son combat inspire les générations suivantes. Reconnaissance institutionnelle : Un centre francilien porte son nom, perpétuant son engagement pour l’égalité femmes-hommes. Pionnière du suffragisme : Elle est la première à se revendiquer « féministe » en France et à organiser des actions de désobéissance civile. Œuvres majeures : Elle publie Le Vote des femmes (1908) et Les Femmes au gouvernail (posthume, 1925), plaidant pour une égalité politique totale. Symbole d’audace : Son radicalisme et sa cohérence en font une icône du féminisme, souvent caricaturée mais toujours respectée pour son intransigeance. |