

Conception graphique timbre à date : Geneviève Marot.
![]() oeuvres de Tabarin (1622). ![]() Il devient l’une des figures les plus populaires du théâtre comique de son époque. Avec son frère Mondor, il incarne un duo légendaire sur les tréteaux parisiens. Tabarin se distingue par son esprit vif, son humour grivois et ses improvisations audacieuses. Il performe souvent sur la Place Dauphine, lieu prisé des spectacles de rue. Ses farces, mêlant satire sociale et jeux de mots, captivent un public varié, des bourgeois aux artisans. Il utilise un langage coloré, parfois vulgaire, qui lui vaut à la fois admiration et critiques. Tabarin n’hésite pas à moquer les puissants, ce qui lui attire des ennuis avec les autorités. Son style, direct et sans fard, rompt avec les conventions théâtrales traditionnelles. Il incarne un personnage récurrent : un paysan malin, rusé et toujours prêt à duper les autres. Ses pièces, souvent courtes, reposent sur des quiproquos et des situations absurdes. Tabarin influence durablement la comédie française, préfigurant la commedia dell’arte. Il collabore avec des auteurs comme Pierre Gaultier, qui écrit certaines de ses farces. Son succès est tel qu’il attire l’attention de la cour, où il se produit occasionnellement. Pourtant, il reste avant tout un artiste du peuple, proche des réalités quotidiennes. Tabarin meurt en 1626, mais son héritage perdure dans l’histoire du théâtre. Ses textes, transmis oralement, sont plus tard compilés et publiés sous le titre Les Farces de Tabarin. Il inspire des générations de comédiens, dont Molière, qui reprend certains de ses procédés comiques. Aujourd’hui, Tabarin est considéré comme un pionnier du théâtre populaire en France. Son nom évoque la liberté de ton, l’audace et la joie de jouer avec les mots. Des rues et des salles de spectacle portent encore son nom en hommage à son génie. Tabarin rappelle que le rire, même subversif, a toujours eu sa place dans la culture. Son histoire illustre l’importance de la satire comme miroir des tensions sociales. Enfin, Tabarin incarne l’esprit insouciant et rebelle de la Renaissance française. |