

![]() ![]() L’automne déploie ses doigts d’or sur les rivières, Qui serpentent, lentes, sous un ciel de braise. L’eau, miroir des arbres, se pare de lumières Et reflète l’éclat des feuilles en extase. Les pluies d’automne, douces et persistantes, Bercent les étangs d’un chant mélancolique. Chaque goutte est une note vibrante, Un murmure qui danse sur le lac mystique. Les ruisseaux, gonflés par les averses passagères, Chuchotent des secrets aux roseaux penchés. Le vent glacé soulève des vagues éphémères, Et l’eau, trouble, cache des trésors cachés. Les canaux, sous la brume matinale, S’étirent comme un rêve entre deux mondes. L’automne y dépose une touche fatale, Un dernier éclat avant l’hiver morne. Les fontaines, moins généreuses, pleurent en silence, Leur jet s’amenuise, presque timide. L’eau, complice des saisons, change de cadence, Et s’accorde au rythme du temps qui glisse. L’automne est un peintre qui lave ses pinceaux Dans les flaques où le ciel se noie. L’eau, tour à tour calme ou déchaînée en eaux, Est la muse éternelle de cette saison froide. |